
Trajets à prix fixe depuis les aéroports de Tivat & Podgorica.
Perast change sensiblement au fil des saisons, et loger sur le front de mer est la meilleure façon de s'en apercevoir. Le printemps fait retomber la glycine sur les terrasses — plava kiša, la pluie bleue, comme on l'appelle ici — et l'eau reste assez froide pour que le rivage demeure tranquille. Le cœur de l'été appartient aux bateaux de la journée et aux autocars, venus pour les îlots et repartis avant dix-huit heures, laissant la soirée à la ville. L'automne a la préférence des habitants : mer encore chaude jusqu'en octobre, pierre déserte, et une lumière qui, dès cinq heures, cuivre la rive d'en face.
La baie compte bien plus de deux cents jours de soleil par an et les montagnes y retiennent la chaleur : même les après-midi d'hiver se passent dehors sur une terrasse exposée au sud. Le programme, lui, ne varie pas — se baigner depuis la ponta, prendre le bateau de cinq minutes pour Notre-Dame du Rocher, monter au clocher de Saint-Nicolas pour la vue vers le goulet de Verige, arpenter l'unique rue sans voitures et ses églises et palais. La table est l'autre constante : poissons et coquillages de la baie même, vranac et krstač de l'intérieur monténégrin, et des dîners qui s'éternisent parce qu'il n'y a nulle part ailleurs où aller.
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