Perast, Monténégro : la perle baroque des bouches de Kotor
Présentation
Perast est une petite ville historique de la municipalité de Kotor, au Monténégro, célèbre pour son architecture baroque admirablement préservée, son riche patrimoine maritime et son passé de base navale vénitienne. Elle occupe la rive nord-est des bouches de Kotor, au pied du mont Sveti Ilija (873 m). Interdite aux voitures, elle pèse dans l'histoire bien plus lourd que sa taille ne le laisse supposer — exploit remarquable pour un village de bord de mer qui n'a jamais compté plus de 1 643 habitants.


Bâtie sur un cap qui sépare la baie de Risan de celle de Kotor, Perast domine le détroit de Verige, le passage le plus étroit des bouches de Kotor, à quelques kilomètres seulement au nord-ouest de Kotor. La ville fait partie de la région naturelle et culturo-historique de Kotor, inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1979.
Perast se traverse à pied, mais son épaisseur historique ne pardonne pas les visites au pas de course. Une première visite réussie tient à trois points d'ancrage : le musée de Perast pour les preuves, le front de mer pour le paysage urbain et — seulement si la météo, l'opérateur et l'accès s'accordent — une navette agréée jusqu'à Notre-Dame du Rocher. Palais, clochers et îlots ne sont pas des curiosités interchangeables, ni tous ouverts au public.
Ce guide associe ce programme concret à l'histoire complète de la ville. Les sections pratiques s'appuient sur les tarifs actuels du musée, les documents municipaux relatifs aux transports, les consignes de sécurité maritime et la documentation de conservation de l'UNESCO. Elles évitent les promesses invérifiables : barques bon marché, intérieurs de palais ouverts, grotte facile d'accès ou randonnée improvisée jusqu'à un fort en ruine.
| Priorité | Ce qu'elle couvre |
|---|---|
| POINT D'ANCRAGE | Musée de Perast · horaires et billet publiés |
| PROMENADE | front de mer · ruelles · architecture extérieure |
| SOUS CONDITION | navette agréée vers les îlots · météo · embarquement sûr |
Source : muzejikotor.me, montenegro.travel
L'essentiel de Perast en un coup d'œil
| Question | Éléments disponibles | Ce qu'il faut faire |
|---|---|---|
| Billet du musée de Perast | 8 € plein tarif sur la page officielle actuelle | Vérifier de nouveau le prix et les conditions |
| Horaires d'été du musée | 15 avril–15 octobre, du mardi au dimanche, 08h00–20h00 | Ne pas compter sur une ouverture le lundi |
| Horaires d'hiver du musée | 15 octobre–15 avril, du mardi au dimanche, 10h00–16h00 | Fermeture annoncée en janvier |
| Visite des îlots | Bateau indispensable pour Notre-Dame du Rocher | Passer par un opérateur agréé ; vérifier le débarquement et le retour |
| Saint-Georges | Île distincte et site religieux | S'en tenir à la vue, sauf débarquement autorisé |
| Bus | La municipalité publie des fichiers datés « Blue Line » | Consulter le fichier le plus récent, l'arrêt et les deux sens |
| Voiture | Restrictions saisonnières publiées sur la route côtière | Suivre la signalisation en vigueur et le stationnement balisé |
La page officielle des tarifs et horaires de Muzeji Kotor affichait un billet plein tarif à 8 € lors de la consultation, le 1er septembre 2026. Elle indiquait aussi des billets à 5 € pour les enfants de moins de 12 ans et les groupes d'au moins dix personnes, ainsi qu'un service de guidage professionnel à 15 €. Y figuraient encore un billet combiné musée de Perast–mosaïques romaines à 12 € et un billet cinq sites à 15 €. Lisez attentivement les conditions en vigueur : un billet combiné n'est rentable que si les sites inclus et votre plan de déplacement coïncident vraiment.
La même page annonçait une ouverture du mardi au dimanche, de 08h00 à 20h00 du 15 avril au 15 octobre, puis de 10h00 à 16h00 du 15 octobre au 15 avril. Fermeture les lundis, tout le mois de janvier, à Pâques orthodoxe, le 1er mai et les 13 et 14 novembre. Les deux plages horaires se chevauchant à leurs dates charnières, mieux vaut confirmer directement pour le 15 avril ou le 15 octobre. Les visites de groupes et scolaires se réservent à l'avance.

Histoire
Les origines antiques
La ville fut fondée par les Illyriens et doit son nom à la tribu des Pirustes (Πειρουσται). L'historien romain Tite-Live les mentionne pour la première fois à propos de la fin de la troisième guerre de Macédoine, en 167 av. J.-C., et les qualifie de « civitas libera et immunis » : citoyens libres et exemptés d'impôt. La reine Teuta invita les Pirustes à s'installer non loin de là ; de cet établissement est née la Perast d'aujourd'hui.
La période médiévale
Les premières mentions écrites de Perast remontent à 1336 : c'était alors un petit village de pêcheurs doté d'un chantier naval et de quelques bateaux de commerce et de pêche au port. Le plus ancien document conservé sur la construction de voiliers à Perast date de cette époque, même si la construction navale dans les Bouches a probablement commencé plus tôt encore.

La splendeur vénitienne (XVe-XVIIIe siècle)
La prospérité de la ville date de la période vénitienne, sa position frontalière prenant une importance particulière vers 1482. Le musée de Perast situe entre 1420 et 1797 cet âge d'or économique, social et culturel. Perast commerçait librement avec la République de Venise et obtint des autorités vénitiennes l'absolution pour la lutte sans merci qu'elle menait contre les pirates de l'Adriatique. Le contrôle du détroit où se trouvait la ville était capital pour les Vénitiens comme pour les Ottomans, qui se disputèrent la suprématie dans la région pendant plus de quatre siècles.
Cette importance stratégique fit croître et enrichit la ville : au seul XVIIIe siècle, on y bâtit 20 palais de style baroque, 17 églises catholiques et deux églises orthodoxes. Perast a pris son plan urbain et son visage architectural actuels pendant les années fastes des XVIIe et XVIIIe siècles ; elle offre aujourd'hui l'un des plus beaux ensembles d'architecture baroque de la côte adriatique. Le musée souligne d'ailleurs que la ville n'a jamais eu d'enceinte continue : elle s'en remettait aux tours familiales et à la fortification de la Sainte-Croix qui la domine, érigée en 1570.
La bataille de Lépante (1571)
Ce sont des navigateurs de Perast, réputés pour leur savoir-faire, qui contribuèrent à la victoire vénitienne sur les Ottomans à Lépante en 1571. Lors de cet affrontement naval du 7 octobre 1571, la flotte de la Sainte-Ligue — coalition d'États catholiques réunie par le pape Pie V et menée par les marines de la République de Venise et de l'Empire espagnol — infligea une défaite majeure à la flotte ottomane dans le golfe de Patras.
L'école de marine et le lien avec la flotte russe
Le patrimoine maritime de la ville culmine avec la création, en 1698, de la première école de marine des Balkans, sous la direction du capitaine Marko Martinović. Cette année-là, Martinović forma 17 ducs et boyards russes envoyés à Perast par Pierre le Grand, initiant ces jeunes nobles à la navigation, à la construction navale et à la tactique navale. Une véritable école y fut ensuite fondée pour l'étude de la marine. De cet enseignement sortirent des officiers de haut vol, dont Matija Zmajević, qui devint plus tard amiral de la flotte russe. Le musée de Perast conserve la trace de l'enseignement dispensé par Martinović aux boyards en 1698 comme de la carrière russe de Zmajević.
L'apogée économique
À la fin du XVIIIe siècle, Perast atteignit son apogée économique avec quatre chantiers navals en pleine activité et une flotte de plus de 100 navires, ce qui en faisait l'un des ports les plus riches de l'Adriatique.
L'époque contemporaine
Perast est aujourd'hui inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO et offre un mélange saisissant de beauté naturelle, d'histoire, de culture et de charme. Cette bourgade idyllique, connue pour son architecture traditionnelle en pierre admirablement conservée, passe pour l'une des plus photogéniques du Monténégro.
Le musée de Perast (palais Bujović)
Commencez par là, plutôt que par les légendes. Le musée de Perast (Muzej grada Perasta) occupe le palais Bujović, principal palais baroque de la ville, posé sur le front de mer de la rive ouest ; il donne aux façades du bord de l'eau une échelle humaine et documentée. Sa muséographie transforme des mots abstraits comme « capitaines » ou « période vénitienne » en maquettes de navires, instruments de navigation, cartes, armes, portraits, armoiries, meubles et objets du quotidien.
La collection : L'institution fait état d'environ 2 000 objets — plus de 2 000 pièces selon le décompte local — répartis entre les collections maritime, ethnographique et historico-artistique, auxquelles s'ajoutent le fonds commémoratif de la famille Visković, les archives municipales et scolaires et une bibliothèque. Tout n'est pas exposé en permanence. La collection maritime en forme le cœur : maquettes de navires, cartes et instruments, armes, portraits, mobilier, costumes traditionnels et documents du XVIIe au XIXe siècle, ainsi que les drapeaux pris aux Ottomans lors de la défense de 1654, les portraits des capitaines les plus célèbres et les documents relatifs à l'école de marine. Parmi les instruments de navigation figure un remarquable ensemble de compas, sextants, octants et chronomètres, à la pointe de la technique en leur temps : ils permettaient aux capitaines de Perast de tracer leur route sur une Adriatique redoutable, et bien au-delà. La collection d'art rassemble des tableaux baroques provenant des églises de la ville, tandis que la section ethnographique évoque la vie quotidienne des siècles passés.
Le bâtiment : Le palais fut construit en 1694 pour Vicko Bujović — également mentionné comme le capitaine Ivan Bujovic —, capitaine vénitien et l'un des citoyens les plus en vue de Perast. On en doit les plans à l'architecte vénitien Giovanni Battista Buon, dont le nom est aussi donné sous la forme Giovanni Battista Fonte. Le musée de Perast a été fondé par le conseil municipal en 1937 et n'a emménagé dans le palais qu'après sa restauration, en 1957 ; un tremblement de terre l'a plus tard contraint à fermer, et les travaux de remise en état ont précédé la réouverture de 1998.
La visite : Comptez 30 à 45 minutes. Le palais lui-même — grand escalier, balcons de pierre sculptée, vues sur la baie — vaut sans doute autant que les collections. Les droits d'entrée restent modestes : voir plus haut le billet plein tarif à 8 € et les horaires saisonniers. Demandez au personnel quels étages sont ouverts, si les photographies sont autorisées et quels aménagements existent pour les visiteurs en situation de handicap. La page des tarifs prévoit la gratuité pour les personnes handicapées, mais les sources retenues ne publient ni parcours complet sans marches, ni caractéristiques d'ascenseur, ni plan de toilettes accessibles.
| Année | Fait |
|---|---|
| 1420 | Époque vénitienne |
| 1570 | fort mentionné |
| 1698 | cours de navigation |
| 1937 | fondation du musée |
| 1998 | réouverture du musée |
| À retenir | L'histoire est une succession d'institutions et de changements — non un « âge baroque » immuable. |
Source : muzejikotor.me
Pour un récit détaillé, palais par palais et église par église, poursuivez avec le guide complet de l'histoire de Perast.
Notre-Dame du Rocher (Gospa od Škrpjela)
À environ 400 mètres au large de Perast, un îlot émerge de la baie, couronné d'une église à la coupole bleue caractéristique. C'est Notre-Dame du Rocher (en monténégrin : Госпа од Шкрпјела) — Gospa od Škrpjela —, l'un des deux îlots qui font face à Perast et la seule île artificielle de l'Adriatique. Sur ses 3 030 m², elle a été édifiée au fil des siècles sur un rocher (Škrpjel), selon une tradition unique en son genre. L'organisation nationale du tourisme du Monténégro la présente comme une île créée de main d'homme, abritant une église catholique et un musée.
Légende et naissance de l'île
Ses origines comptent parmi les légendes les plus chères au littoral monténégrin. Le 22 juillet 1452, dit-on, deux frères pêcheurs de la famille Martešić rentraient chez eux lorsqu'ils remarquèrent quelque chose accroché à un récif près de l'île Saint-Georges. En s'approchant à la rame, ils découvrirent sur la roche une image de la Vierge — une icône de la Vierge à l'Enfant. L'un des deux souffrait d'une blessure à la jambe ; le lendemain, il en fut miraculeusement guéri. En remerciement, les frères firent un vœu : bâtir une île au-dessus du rocher de la découverte et, à cet endroit précis, une église en l'honneur de la Vierge.
Mais le récif affleurait à peine. Il fallait donc créer l'île d'abord. S'ensuivit un extraordinaire chantier de foi, mené sur plusieurs générations. Pour transformer le récif en île, on chargeait de pierres les navires en fin de vie avant de les couler à proximité. Un décret imposa à tout bateau faisant escale à Perast d'y déposer une pierre, et chaque marin de Perast rentrant d'une traversée heureuse en jetait une sur le récif immergé. En 1484, l'île était assez vaste pour porter une petite chapelle. Des pirates la détruisirent en 1624, mais la ville reconstruisit, et dès 1630 l'église que l'on voit aujourd'hui prenait forme. Le récif était devenu un plateau, et l'église s'y est élevée.
L'église et le musée
L'édifice remonte au XVe siècle et son intérieur est d'une richesse inattendue. Le plafond et les murs portent 68 tableaux de Tripo Kokolja, célèbre artiste baroque du XVIIe siècle originaire de Perast et peintre le plus fameux de la ville ; les Musées de Kotor voient dans ces 68 toiles le principal ensemble décoratif de l'église. Son œuvre majeure, longue de dix mètres, est La Mort de la Vierge.
La petite section muséale conserve l'un des objets les plus émouvants du lieu : une tapisserie brodée par une femme du pays, Jacinta Kunić-Mijović, pendant qu'elle attendait le retour en mer de son bien-aimé. Elle y travailla vingt-cinq ans, mêlant ses propres cheveux au motif à mesure qu'ils passaient du brun au gris. Ce travail minutieux finit par lui coûter la vue. On y trouve aussi des collections de plaques votives en argent, offertes par les marins pour une traversée sans encombre.
S'y rendre : les navettes du bord de mer

On n'accède à Notre-Dame du Rocher que par bateau. De petites embarcations attendent tout au long de la journée sur le front de mer de Perast, de 9 heures environ à 17 heures. La navette classique revient à quelque 5 € par personne aller-retour : un marin vous fait traverser en cinq minutes, vous passez trente à quarante-cinq minutes sur l'île pour visiter l'église et le musée, puis le bateau revient vous chercher. En saison, il n'est normalement pas nécessaire de réserver : il suffit de descendre jusqu'au quai. Les tarifs et les horaires varient selon les opérateurs et la période de l'année ; vérifiez donc sur place le jour même. Pour une découverte plus complète, des excursions guidées en bateau dans les bouches de Kotor (souvent à partir de 30 € environ, parfois au départ de Kotor) desservent les îles ainsi que d'autres escales de la baie.
Considérez la traversée comme conditionnelle, non comme acquise. Les sources officielles du tourisme et des musées attestent l'importance culturelle de l'île, mais aucune ne donne de tarif public fiable, d'horaires d'exploitation, de prix d'entrée, de règles photographiques ni de garantie de débarquement quotidien. Choisissez un transporteur de passagers agréé et posez quatre questions avant de payer : l'île accueille-t-elle des visiteurs en ce moment ? Que comprend exactement la prestation ? À quelle heure le retour est-il confirmé ? Que se passe-t-il si le vent ou d'autres conditions empêchent d'accoster ? N'acceptez pas « quand vous voulez » en guise de plan de retour. Gardez une marge suffisante pour rejoindre votre bus, votre chauffeur ou votre hébergement.
L'embarquement mérite plus d'attention que la traversée elle-même. L'Administration de la sécurité maritime du Monténégro a signalé en 2026 une blessure survenue lors d'un débarquement à Notre-Dame du Rocher et rappelle que de nombreux accidents en mer se produisent au moment de monter à bord ou d'en descendre. Attendez les consignes de l'équipage, gardez les deux mains libres, utilisez la main courante prévue, évitez de sauter et signalez à l'avance à l'opérateur toute difficulté à monter des marches, à garder l'équilibre ou à passer d'un bateau à l'autre. L'administration indique le 129 pour signaler un accident, une blessure ou une personne disparue en mer.

| Île | Conditions d'accès |
|---|---|
| NOTRE-DAME DU ROCHER | église et musée attestés ; bateau agréé obligatoire ; confirmer le débarquement et le retour ; se renseigner sur les règles d'accès et de photographie |
| SAINT-GEORGES | île religieuse distincte ; aucun débarquement public présumé ; à voir de loin, sauf autorisation |
Source : montenegro.travel, gov.me, muzejikotor.me
Chaque 22 juillet, les habitants célèbrent la Fašinada et perpétuent ainsi la tradition séculaire consistant à agrandir leur création. Il s'agit d'un patrimoine communautaire vivant, et non d'une simple excursion en bateau — voir la section culture ci-dessous, ainsi que le guide documentaire de la Fašinada, qui explique le rituel du 22 juillet, les limites de la participation et ce que les visiteurs ne doivent pas mettre en scène pour eux-mêmes.
L'île Saint-Georges (Sveti Đorđe)
La seconde île au large de Perast contraste vivement avec sa voisine artificielle. Sveti Đorđe est une formation naturelle, couverte de sombres cyprès qui lui donnent une atmosphère ténébreuse, presque gothique. Elle abrite le monastèrebénédictin Saint-Georges, construit au XIIe siècle, ainsi que l'ancien cimetière de la noblesse de Perast et de toutes les bouches de Kotor. Les habitants l'appellent l'« île des Morts », surnom qui prend tout son sens quand on sait que, pendant des siècles, les capitaines de Perast et les notables du pays y ont été inhumés, chaque pierre tombale portant un emblème unique.
Le site a survécu au terrible tremblement de terre de 1667 et à un raid mené en 1751 par le pirate turc Karadoz. Un accrochage s'y est déroulé pendant le siège de Cattaro, le 14 octobre 1813, lorsque l'île, tenue par les Français, fut prise par une force navale britannique et sicilienne durant les guerres napoléoniennes.
L'île est louée depuis cinquante ans par le diocèse de Subotica et reste donc fermée aux visites : le domaine du monastère demeure privé et les bateaux n'ont pas le droit d'accoster, même si les visiteurs parviennent parfois à organiser une courte visite avec les religieux qui y résident. Voyez-y un paysage religieux et funéraire à part, que l'on contemple depuis la côte ou depuis l'eau, et non une escale garantie. Ne répétez pas comme un fait établi la tragédie romantique dont on a hérité, et ne comptez pas sur un batelier pour passer outre l'autorité du site. Les excursions vers Notre-Dame du Rocher passent assez près pour d'excellentes photographies, et l'île est plus belle encore vue d'un peu loin, son reflet miroitant dans la baie.
Perast à pied : front de mer, palais et églises
Perast se résume pour l'essentiel à une promenade en bord de mer, longue d'un kilomètre peut-être, que doublent quelques ruelles étroites grimpant à flanc de colline. Le centre est piéton et, à cette échelle, vos jambes suffisent amplement. La promenade longe l'eau et défile les palais, chacun rappelant la fortune d'un capitaine faite en mer. Beaucoup ont été restaurés en hôtels ou en restaurants, et leurs arcades du rez-de-chaussée abritent aujourd'hui les tables des cafés.
L'UNESCO ne voit pas en Perast un alignement de façades pour cartes postales. Sa déclaration de valeur universelle exceptionnelle décrit Kotor et Perast comme de petites villes authentiquement préservées, dont l'urbanisme et l'architecture s'intègrent au paysage de la baie. L'ensemble protégé comprend les agglomérations, le rivage, les sentiers, les routes, les versants cultivés et l'écrin rocheux abrupt. D'où la promenade la plus révélatrice : celle qui regarde à la fois vers l'intérieur et vers le large. Commencez par déchiffrer les niveaux des rues et les escaliers, puis comparez les façades des palais, les ouvertures défensives, les clochers et les petites constructions du bord de mer.
Les palais baroques
Le patrimoine architectural de Perast est hors du commun. La ville compte 16 églises et 17 palais baroques ayant appartenu à de grandes familles de marins. Beaucoup possèdent de vastes cours, de hauts plafonds et un décor où se lit l'influence vénitienne et méditerranéenne. Bâtis par de riches armateurs aux XVIIe et XVIIIe siècles, ils bordent le kilomètre de rivage de Perast : la plupart de ces édifices historiques s'alignent le long d'une seule rue au ras de l'eau, ce qui ne manque pas d'occasions de photographier.
Le bâtiment le plus remarquable est le palais Bujović, imposante construction baroque de 1694 qui abrite aujourd'hui le musée de Perast. Citons aussi l'élégant palais Visković, à l'architecture magnifique et aux finitions soignées — mais un palais nommé sur une carte n'est pas forcément un musée. En mars 2026, la municipalité a fait état de travaux de conservation destinés à obturer les ouvertures de la façade et à protéger l'intérieur du palais Visković ; ces travaux témoignent d'un effort de préservation, ils ne prouvent pas que l'intérieur se visite.
L'église Saint-Nicolas et son campanile
L'église Saint-Nicolas est le monument le plus imposant de Perast : édifiée au XVIIe siècle dans un grand style baroque, elle domine la place centrale. C'est là que le capitaine Viscovich amena pour la dernière fois le drapeau vénitien. L'édifice réunit en réalité deux églises : l'ancienne, de 1616, et une seconde du XVIIIe siècle, restée inachevée. Commencée en 1740 juste derrière la première, cette nouvelle église, plus vaste, devait la remplacer. Mais le chantier fut interrompu par les guerres napoléoniennes et seuls l'abside et les sacristies furent achevés. Plutôt que de démolir l'ancienne église, les bâtisseurs ont fondu l'extension inachevée dans l'édifice existant.
Le campanile : Élevé en 1691 sur les plans de l'architecte vénitien Giuzeppe Beatija, le campanile culmine à 55 mètres — la plus haute construction des bouches de Kotor. Cette tour saisissante mêle des éléments baroques, Renaissance et romans. Elle abrite trois cloches, et son horloge fut rapportée de Venise en 1730.
L'ascension de la tour : Avec quelque 150 marches, l'exercice est physique, mais l'escalier étroit et tournant ajoute un parfum d'aventure. Prévoyez de baisser la tête par endroits et de vous croiser avec ceux qui montent ou descendent. L'entrée coûte 1 € par personne, en espèces uniquement. La vue panoramique du sommet est spectaculaire : si la tour est ouverte, la montée offre le plus beau panorama à 360 degrés de la baie. L'accès peut être intermittent et n'est pas garanti ici : offices religieux, travaux d'entretien et manifestations locales peuvent en modifier les conditions, tant pour l'intérieur de l'église que pour la tour. Habillez-vous en conséquence, coupez la sonnerie de votre téléphone et demandez une autorisation explicite avant de photographier un intérieur, un fidèle ou une cérémonie privée.
L' église Notre-Dame du Rosaire, plus petite et facile à manquer, borde le front de mer et mérite un coup d'œil si les portes sont ouvertes.
Les ruelles derrière le front de mer
En arrière du front de mer, d'étroites ruelles de pierre grimpent à pic entre de vieux murs drapés de bougainvillées. Les unes mènent à des palais à demi ruinés, les autres à de minuscules jardins. Le plaisir tient à la flânerie elle-même, à la pierre qui s'effrite, aux échappées inattendues sur la baie. Chemin faisant, veillez à ne pas encombrer les seuils, les entrées d'église et les terrasses privées.

La décision prise par l'UNESCO en 2025 réclamait expressément des règles de conservation opposables pour les bâtiments historiques de Perast, ainsi qu'une gestion touristique durable sur l'ensemble du bien inscrit au patrimoine mondial. Elle demandait également un urbanisme et un suivi renforcés face à la pression cumulée de l'immobilier. Les visiteurs y contribuent à leur échelle : ne vous asseyez pas sur la pierre sculptée, n'escaladez pas les murs, ne faites pas voler de drone autour des maisons et des églises et n'entrez pas sur un chantier pour prendre une photo.
| Niveau d'accès | Concerne |
|---|---|
| VOIE PUBLIQUE | le front de mer et les ruelles ouvertes |
| ENTRÉE RÉGLEMENTÉE | le musée et l'église ouverte |
| AUTORISATION EXPRESSE | propriétés privées, chantiers, débarquements |
| Règle | Ni autorisation ni voie balisée ? Renoncez à l'étape. |
Source : whc.unesco.org, kotor.me
Photographie
Perast est l'une des petites villes les plus photogéniques du Monténégro et les sujets ne manquent pas — mais c'est le moment choisi qui fait la différence entre une bonne image et une image exceptionnelle.

La lumière du matin est idéale pour Notre-Dame du Rocher : le soleil pose une lumière douce et chaude sur la baie et éclaire la façade de l'église. À la mi-journée, la lumière devient dure ; en fin d'après-midi, l'île bascule dans l'ombre. Le coucher du soleil est l'heure du front de mer : le soleil rasant dore la pierre des palais tandis que la baie vire à l'indigo. Pour ce type de photographie, visitez Perast et Notre-Dame du Rocher lors d'une excursion au crépuscule — le spectacle du soleil disparaissant derrière la montagne est saisissant.
Pour le classique panorama en surplomb, empruntez en voiture ou à pied la route principale qui domine la ville. Plusieurs aires d'arrêt permettent de cadrer le front de mer avec les deux îles en arrière-plan, et le belvédère de Perast ouvre sur toute l'envoûtante baie de Kotor, là où les montagnes escarpées rejoignent les eaux tranquilles. La traversée en bateau vers Notre-Dame du Rocher est elle aussi un grand moment de photographie : la vue en arrière sur Perast, campanile dressé au-dessus des toits des palais et montagnes en fond, est superbe. Sur le front de mer même, l'architecture baroque bien conservée, les palais historiques et les deux îles composent un décor de carte postale.
Le meilleur conseil tient en une phrase : en été, arrivez avant 9 heures. Vous aurez le front de mer presque pour vous seul, la lumière sera douce et la baie assez calme pour offrir des reflets parfaits. De façon générale, le petit matin et la fin d'après-midi restent les meilleures heures pour la lumière.
Culture et manifestations
La Fašinada (22 juillet)
La Fašinada se tient chaque année le 22 juillet : c'est l'une des cérémonies culturelles les plus singulières du Monténégro et l'une de ses fêtes les plus prenantes. La coutume est observée sans interruption depuis plus de 500 ans, à travers les guerres, les catastrophes naturelles — les tremblements de terre notamment — et jusqu'à la récente pandémie mondiale. En 2013, la Fašinada a été officiellement inscrite au patrimoine culturel immatériel du Monténégro.
Le contexte historique : Le 22 juillet 1452, la découverte d'une icône de la Vierge flottant près d'un récif conduisit les frères Martešić à entreprendre la création de l'île. Chaque année, la cérémonie rassemble la communauté locale, qui vient déposer des pierres autour de Notre-Dame du Rocher pour en consolider la structure.
La cérémonie : La Fašinada s'ouvre au coucher du soleil : les habitants forment un convoi de barques chargées de pierres et ornées de feuillage. Menée par l'embarcation du curé et des notables de Perast, la flottille fait route vers Notre-Dame du Rocher, où les pierres sont déversées pour renforcer l'île. Le nom vient de l'italien « fascia » (ruban, lien), car les bateaux sont amarrés les uns aux autres, en file, jusqu'à l'île.
Seuls les hommes prennent part à cette tâche, qu'ils accomplissent au son des chants traditionnels.
Le Tir au coq (15 mai)
Le Tir au coq se célèbre chaque 15 mai à Perast en souvenir de la victoire remportée en 1654 par les habitants sur des envahisseurs ottomans bien plus nombreux. La journée tourne à la grande fête, avec une démonstration de kolo, la danse en chaîne, par la Marine de Boka et beaucoup de vin dans les tavernes du village.
Le Festival international de klapa (septembre)
Généralement à la mi-septembre ou fin septembre, le Festival international de klapa investit la paisible ville de Perast et accueille de nombreux ensembles a cappella locaux et régionaux. On y découvre les manières traditionnelles du chant choral, nées il y a des siècles dans les tavernes de Trieste, en Italie.
L'héritage de la Marine de Boka
La Marine de Boka est une organisation maritime traditionnelle dont les activités se rattachent au transfert des reliques de saint Tryphon à Kotor, en 809. La Marine de Boka de Kotor est la plus ancienne organisation navale du monde. Les habitants de Perast se donnent tout entiers à chaque fešta — et elles sont nombreuses —, et les étroites ruelles pavées se remplissent alors de musique et de vie.
Nature et activités
Les excursions en bateau plus longues
Au-delà de la navette insulaire, plusieurs excursions partent de la ville vers Notre-Dame du Rocher, l'île Saint-Georges et le fond des bouches de Kotor ; beaucoup prévoient des arrêts baignade et des haltes touristiques. Les sorties les plus longues vont jusqu'à la Grotte bleue , avec baignade et visite d'un tunnel à sous-marins.
Kayak et paddle
Vous pouvez louer un kayak ou un paddle : plusieurs points de location au bord de l'eau proposent l'heure à 10 €. Sur les eaux souvent calmes et sûres des bouches de Kotor, le kayak est une façon reposante d'explorer les lieux, entre brise fraîche et vues splendides sur Perast depuis le large.
Baignade
Les eaux limpides des bouches de Kotor invitent à la baignade ; Perast n'a pas de plages de sable, mais plusieurs pontons de pierre et des zones de baignade aménagées le long du front de mer. Le Pirate Beach Bar, à l'extrémité nord de la ville, en est la plage principale, avec boissons et musique tout l'été.
Restauration et hébergement

Les restaurants
La plupart des cartes tournent autour des produits de la mer, des pâtes et des pizzas — l'influence italienne se lit jusque dans les assiettes de Perast. Pour les adresses les plus courues, mieux vaut réserver au coucher du soleil, surtout le week-end en haute saison.
Trattoria Rosmarino: perché au-dessus du front de mer, le Rosmarino offre une vue à couper le souffle sur la baie, avec une carte de poissons, de fruits de mer et de légumes de saison, et le délicieux gâteau de Perast en dessert.
Conte Hotel Restaurant: au cœur de Perast, classée à l'UNESCO, une adresse qui allie tradition et expérience gastronomique autour de produits frais du pays — crevettes rouges d'Albanie, huîtres de Mali Ston et crevettes du Kvarner.
Restaurant de poisson Djardin: un restaurant chaleureux et magnifique, situé à deux pas de l'église Saint-Nicolas, avec une vue superbe sur les deux îlots — Notre-Dame du Rocher et Saint-Georges.
Riva Restaurant (Heritage Grand Perast): réputé pour ses saveurs méditerranéennes et sa vue imprenable sur le front de mer, il propose un large choix de produits de la mer et de plats monténégrins authentiques.
Où loger
Perast offre un choix d'hébergements plein de charme, de la maison d'hôtes chaleureuse à l'hôtel 5 étoiles élégant. Beaucoup donnent sur la baie, occupent des bâtiments d'architecture traditionnelle et se trouvent à quelques pas des principaux sites.
Hôtels de charme à retenir :
Conte Hotel & Restaurant: installé en bord de mer, il occupe plusieurs bâtiments répartis dans la ville. L'architecture et la décoration intérieure créent une atmosphère à la fois chaleureuse et élégante, avec des chambres joliment meublées.
Boutique Hotel & Spa Casa del Mare - Mediterraneo: petit et intime, cet hôtel de charme a soigné chaque détail, du design au service. Chaque chambre a son propre thème, et l'établissement dispose d'une piscine intérieure, d'un sauna, d'un hammam, d'un bar de plage, d'un restaurant en bord de mer et d'un bar sur le toit.
Vila Perast Boutique Hotel: un hôtel de charme 3 étoiles situé à 350 mètres de l'église orthodoxe de la Nativité de la Vierge, avec service de navette et location de vélos.
C'est en février que les hôtels de Perast se réservent au meilleur prix : les tarifs peuvent y être inférieurs de 82 % à ceux de la haute saison, où la moyenne dépasse les 300 € la nuit. Si vous passez la nuit sur place, le personnel de votre hébergement pourra vous renseigner sur les accès et les transports du jour, mais cela ne remplace pas les règles officielles d'enregistrement des visiteurs. Le guide de la taxe de séjour et de l'enregistrement détaille ce que voyageurs et hébergeurs doivent vérifier.
Se rendre à Perast
Depuis Kotor
Perast est tout près de Kotor : on annonce 12 kilomètres par la route de la baie, soit 15 à 20 minutes hors saison, mais aussi 14 km et 20 à 30 minutes de route le long de la côte adriatique ; comptez jusqu'à 45 minutes dans les embouteillages de juillet et août. L'autre solution est le bateau.
Le meilleur moyen de rejoindre Perast depuis Kotor en transport public reste le bus de la « ligne bleue ». La page des transports publics de la municipalité de Kotor renvoie vers des fichiers Blue Line datés, dont un itinéraire Škaljari–Kostanjica ; le service est tantôt décrit comme reliant Kotor à Kostanjica le long de la côte nord, tantôt comme reliant Kotor à Herceg Novi, avec arrêt à Perast. Il part de Kotor environ une fois par heure, aux alentours du quart, six jours sur sept — à peu près toutes les heures en semaine, mais seulement toutes les deux heures le dimanche. Les billets s'achètent en espèces auprès du chauffeur, à bord, pour 1,50 à 2 € environ l'aller simple. L'arrêt se trouve sur la route principale, au-dessus de la ville ; il faut ensuite descendre à pied jusqu'au front de mer.
Ouvrez le fichier municipal le plus récent plutôt que de recopier un horaire trouvé sur un vieux blog. Vérifiez que le départ que vous visez dessert bien l'arrêt de Perast, repérez de quel côté de la route principale s'effectue chaque direction, et enregistrez les options de retour hors ligne. La circulation a vite fait de faire sauter une correspondance serrée.
Depuis l'aéroport de Tivat et depuis Dubrovnik
De l'aéroport de Tivat, comptez une vingtaine de minutes en empruntant le ferry de Verige, qui traverse le détroit, ou 45 minutes en contournant la baie par Kotor. Depuis l'aéroport de Dubrovnik, prévoyez environ deux heures, passage de la frontière compris. Perast se visite aussi lors d'excursions organisées à la journée au départ de Dubrovnik, en Croatie, qui combinent généralement plusieurs escales dans les bouches de Kotor.


Photographies originales de l'équipe montenegro.com, août 2026.
En voiture : centre piétonnier et stationnement
Perast est une ville entièrement piétonne : seuls les véhicules de livraison et un bus de transport public sont autorisés à traverser le centre historique. Impossible d'y entrer en voiture, même pour décharger ses bagages — des barrières en bloquent l'accès. Le stationnement est de loin la principale difficulté pratique, tant les places sont rares.
Les automobilistes doivent s'attendre à une réglementation saisonnière sur la route côtière basse. Un arrêté municipal publié y interdit l'essentiel de la circulation motorisée du 15 mai au 30 septembre, entre 08h00 et 01h00, sauf dérogations. Cet arrêté étant ancien et les dispositions locales pouvant évoluer, ce sont la barrière, la signalisation et les consignes du personnel en vigueur qui font foi. N'argumentez pas à partir d'un plan non daté.
Utilisez uniquement les emplacements matérialisés. En 2025, la municipalité a annoncé l'installation de bornes à Perast sur des surfaces jusque-là utilisées pour du stationnement illégal. La preuve, s'il en fallait une, qu'une place improvisée au bord de la route n'est ni forcément légale ni forcément sûre. Ne vous arrêtez jamais en pleine chaussée pour décharger des bagages ou prendre une photo, et ne bloquez pas un arrêt de bus, une entrée ou une aire de retournement.
Options de stationnement :
Parking 1: en arrivant de Kotor, le Parking 1 se trouve sur votre gauche. Le forfait journée coûte 8 €. Il n'existe pas de tarif horaire pour les arrêts courts.
Parking 2: situé à l'extrémité nord de la ville, aux mêmes tarifs et conditions. Le Parking 2 est un peu plus proche des principaux sites de Perast — le musée maritime, la place centrale, l'église Saint-Nicolas et la marina d'où partent les bateaux pour les îles.
Ces deux petits parkings, à chaque bout de la ville, se remplissent vite en été ; certains exploitants offrent le stationnement à l'achat d'un billet de bateau. Il reste des places dans la rue, le long de la route principale au-dessus, mais la marche est plus longue. En pleine saison, arriver avant 9 h est la seule stratégie fiable.
Parking des hôtels : Si vous logez à l'hôtel, sachez que la plupart des établissements disposent de leur propre voiturette pour venir chercher leurs clients aux parkings.
Autre solution de stationnement : Si le stationnement à Perast vous paraît trop cher, vous pouvez laisser votre voiture à Risan, la localité voisine, à 3 kilomètres seulement. On y trouve plusieurs places gratuites dans le centre et le long de la route côtière. De Risan, vous pouvez prendre un bus ou un taxi, ou tout simplement marcher.
Un bateau-taxi depuis Kotor supprime purement et simplement le problème du stationnement, et c'est sans doute la plus belle façon d'arriver : on aborde Perast par la mer, comme le faisaient ses premiers habitants, et le panorama se dévoile à mesure que l'on approche.
| Mode de transport | Étape 1 | Étape 2 | Étape 3 |
|---|---|---|---|
| BUS | fichier municipal le plus récent | arrêt et direction | retour enregistré hors ligne |
| VOITURE | barrière et panneaux en vigueur | emplacement légal matérialisé | pas d'improvisation au bord de la route |
| LES DEUX | GARDEZ UNE MARGE POUR LE RETOUR |
Source : kotor.me
Se déplacer et combien de temps rester
Perast est une petite ville : environ 1,5 kilomètre d'un bout à l'autre, soit une vingtaine de minutes à pied, avec une promenade de bord de mer d'un kilomètre environ. Des voiturettes gratuites vous emmènent partout dans la ville.
Quatre à cinq heures suffisent largement pour une visite tranquille, excursion en bateau à Notre-Dame du Rocher comprise.
Argent liquide : Prévoyez des espèces en petites coupures. Les restaurants acceptent généralement la carte bancaire, mais la navette pour Notre-Dame du Rocher, le musée de l'île et le clocher n'acceptent que le liquide.
Quand visiter Perast

La fin du printemps et le début de l'automne — en gros mai, juin et septembre — constituent le moment idéal : il fait chaud, on peut se baigner et la fréquentation est nettement moindre qu'au pic de juillet-août, quand la baie est la plus étouffante et les passagers de croisière les plus nombreux. L'été (de juin à septembre) offre les meilleures conditions pour la baignade et les activités de plein air, mais c'est aussi la période la plus chargée. Avril et octobre sont plus frais et plus calmes, tout en restant agréables pour la visite. Février offre les tarifs d'hébergement les plus avantageux, jusqu'à 82 % en dessous de ceux de la haute saison.
Quelle que soit la saison, venir tôt le matin ou en fin de journée permet de découvrir Perast et les îles au calme, loin des groupes de midi, avec en prime la plus belle lumière pour les photos. Pour choisir plus largement le moment de votre voyage et arbitrer entre saison et affluence, voir pourquoi visiter le Monténégro maintenant.
Une demi-journée et une journée entière : deux programmes
Demi-journée : vérifiez les horaires du musée, commencez par le palais Bujović, puis parcourez lentement l'itinéraire public du bas. Depuis la place et le rivage, comparez la ville, les îles et le décor montagneux. Si un départ en bateau agréé et son retour s'insèrent sans précipitation, ajoutez Notre-Dame du Rocher ; sinon, contentez-vous de l'île comme point de vue et préservez la sérénité de la journée.
Journée entière : reprenez le même parcours à un rythme plus lent, n'ajoutez l'île qu'après avoir confirmé que l'accès est sûr, et ménagez du temps libre le long du front de mer. Le guide des bouches de Kotor aide à situer Perast dans la baie intérieure, tandis que Kotor ou Dubrovnik éclairera les voyageurs qui hésitent à plus large échelle sur l'Adriatique.
N'employez pas ces heures supplémentaires à chercher la grotte de Spila ou à monter vers le fort Sainte-Croix en vous fiant à une vieille description. Les sources actuelles retenues n'attestent l'existence ni d'un itinéraire public balisé et entretenu, ni d'un accès sûr. Si la randonnée occupe une place centrale dans votre voyage, choisissez un itinéraire documenté dans le guide de la randonnée au Monténégro et vérifiez les conditions sur place.
Accessibilité et confort : les points à vérifier
L'itinéraire bas de Perast paraît simple, mais il comporte des pavés irréguliers, des seuils, des escaliers, des passages étroits et de longues portions en plein soleil. Avant une visite avec une personne à mobilité réduite, interrogez le musée sur les marches à l'entrée, la présence d'un ascenseur, l'accès aux étages, les places assises et les toilettes. Demandez à l'exploitant du bateau quelle est la hauteur d'embarquement aux deux extrémités, s'il y a des mains courantes, quelle est la stabilité du bateau et si le matériel de mobilité peut être transporté sans risque. « Traversée courte » n'est pas une garantie d'accessibilité.
Emportez de l'eau et de quoi vous protéger du soleil, évitez les heures les plus chaudes et portez des chaussures qui tiennent bien sur des surfaces d'embarquement mouillées. Les familles garderont les enfants à leurs côtés sur le quai, plutôt qu'au bord. Par mauvais temps, une journée musée et front de mer est une excellente solution de repli — et non une excursion manquée.
Excursions à la journée et environs

Perast se trouve à mi-chemin de la baie intérieure, ce qui en fait une base idéale pour rayonner. Beaucoup de voyageurs s'installent à Kotor et font de Perast une escapade tranquille d'une demi-journée, ou enchaînent plusieurs villes de la baie en une seule journée le long de la côte.
Kotor — À douze kilomètres au sud-est (15 à 20 minutes), l'attraction majeure de la baie : une vieille ville classée à l'UNESCO, ceinte de remparts médiévaux qui escaladent spectaculairement le flanc de la montagne. Une énergie radicalement différente de celle de Perast : les deux se complètent à merveille.
Risan — À dix minutes au nord-ouest, l'une des plus anciennes localités de la baie. L'intérêt principal : une villa romaine aux mosaïques de sol du IIe siècle, dont la seule représentation connue au monde du dieu grec Hypnos. Petit site, grande histoire. Entrée à environ 5 euros.
Morinj — Un petit village au fond de la baie, connu pour ses sources, ses vieux moulins de pierre et ses excellents restaurants au bord de l'eau. Plus calme et plus authentique.
Stoliv — De l'autre côté de la baie, accessible par une route étroite ou en bateau-taxi. Le haut Stoliv est l'un des villages abandonnés les plus envoûtants du Monténégro, ses maisons de pierre étant peu à peu reprises par la forêt.
Prčanj — Entre Perast et Kotor, avec une immense cathédrale jamais achevée : fascinant monument à une ambition plus grande que les moyens.
Dobrota et Tivat — Dobrota s'étire le long du rivage en direction de Kotor, tandis que Tivat et sa marina viennent boucler le tour de la baie.
Pourquoi visiter Perast
Perast réunit comme nulle part ailleurs importance historique, beauté architecturale et splendeur naturelle : c'est l'une des destinations incontournables du Monténégro. Cette toute petite ville à l'immense histoire joue bien au-dessus de sa catégorie, avec notamment :
- La seule île artificielle de l'Adriatique (Notre-Dame du Rocher)
- L'un des exemples d'architecture baroque les mieux conservés de la côte adriatique
- Un rôle déterminant dans l'histoire navale européenne, de la bataille de Lépante à la formation de la marine russe
- Plus de 500 ans de tradition maritime, célébrés par des coutumes toujours vivantes comme la Fašinada
- Des vues splendides sur les bouches de Kotor, dans un cadre piétonnier sans voitures
- Une alternative paisible à Kotor, plus fréquentée, et pourtant facile d'accès
Que vous veniez pour l'histoire, l'architecture, la photographie ou simplement pour vous imprégner de la beauté paisible des bouches de Kotor, Perast vous laissera un souvenir impérissable : c'est là que bat le cœur du patrimoine côtier monténégrin.
Questions fréquentes
Combien coûte l'entrée au musée de Perast ?
Le site officiel affichait 8 € pour une visite individuelle lors de nos recherches, le 1 septembre 2026. Il indiquait également des billets à 5 € pour les enfants et les groupes, ainsi que des formules de visite guidée et de billet combiné à 15 €. À vérifier avant votre départ.
Le musée de Perast est-il ouvert le lundi ?
Non. Le site indique actuellement une fermeture le lundi, ainsi que sur tout le mois de janvier et plusieurs jours fériés nommément désignés.
Peut-on visiter les deux îles ?
Ne le tenez pas pour acquis. Notre-Dame du Rocher est la destination documentée, accessible en bateau, avec son église et son musée. Considérez Sveti Đorđe comme un point de vue, sauf confirmation explicite d'un débarquement par le gestionnaire du site et par un opérateur agréé.
Combien coûte la traversée jusqu'à Notre-Dame du Rocher ?
Les navettes au départ du front de mer de Perast sont largement annoncées autour de 5 € par personne aller-retour, mais aucun tarif officiel à jour ne figure dans les sources retenues. Sur place, comparez les opérateurs agréés et faites-vous préciser ce que comprend le billet, la possibilité de débarquer, l'heure du retour et les conditions d'annulation avant de payer.
Peut-on circuler en voiture sur le front de mer de Perast ?
La municipalité publie une restriction saisonnière visant la plupart de la circulation automobile sur la route côtière. La signalisation, les barrières et le personnel habilité font foi ; prévoyez de vous garer uniquement sur un emplacement légal signalé, puis de poursuivre à pied.
Peut-on monter à pied jusqu'au fort ou à la grotte de Spila ?
Ce guide le déconseille. Aucune source à jour sur un itinéraire balisé, l'état du parcours ou l'accès au public n'a été trouvée pour l'une ou l'autre destination. Préférez un sentier vérifié.
Perast est-elle elle-même inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO ?
Perast fait partie de l'ensemble plus vaste de la région naturelle et historico-culturelle de Kotor. L'UNESCO cite expressément le plan urbain et l'architecture préservés de Perast parmi les attributs de ce paysage de la baie considéré comme un tout.
RÉFÉRENCES
[2] Perast, Montenegro, Stories - Montenegro.com
[3] A Tiny Town with an Enormous History: Perast, The Pearl of Boka - Ancient Origins
[4] Natural and Culturo-Historical Region of Kotor - UNESCO World Heritage Centre
[5] Natural and Culturo-Historical Region of Kotor - Wikipedia
[6] Our Lady of the Rocks - Wikipedia
[7] Our Lady of the Rocks - Visit Montenegro
[8] Our Lady of the Rocks in Bay of Kotor - Atlas Obscura
[9] Battle of Lepanto Perast - Europe Between East And West
[10] Battle of Lepanto - Wikipedia
[11] Battle of Lepanto - Britannica
[12] School Background - Pomorska škola Kotor
[13] Sveti Đorđe Island - Wikipedia
[14] The mysterious island of St. George - Adria Fun
[15] Perast Museum - MPI Muzeji Kotor
[16] Perast Museum: Exploring Maritime History - Wonderful Museums
[17] Bujović Palace preserves the memory of the glorious days of Perast - Adria Fun
[18] PERAST palaces
[19] Two Islands, 16 Churches, Endless Charm – Welcome to Perast - Balkscape
[20] Visit Perast – the historical jewel of Montenegro - Astra real estate agency
[21] Church of Saint Nicholas - St. Nicholas Center
[22] The Church of St. Nicholas in Perast - Montenegro For Travellers
[23] Bell tower - Perast - Montenegro - Tropter
[24] Fašinada Perast - Kotor Boat Tours
[25] Fašinada: A Centuries-Old Tradition - Astra real estate agency
[26] Fasinada Festival Perast - Tiny Montenegro
[27] Fašinada, Perast, Boka Kotorska Bay - Via Balkans
[28] Montenegro Festivals & Cultural Events - Terra Balka
[29] Traditional Events in Kotor - Adriacom
[30] Montenegro Hails Boka Navy’s Addition to UNESCO Heritage List - Balkan Insight
[31] Detailed Guide to Perast Montenegro - Adventurous Kate
[32] A Short Guide to Perast - Along Dusty Roads
[33] Things to Do in Perast Montenegro - Veggie Wayfarer
[34] 7 Best Things To Do In Perast - Montenegro Pulse
[35] Perast travel guide practical information - Adventurous Kate
[36] Perast Parking Guide - Adriacom
[37] Perast – Travel guide at Wikivoyage
[38] Perast, Montenegro: What to Do on a Day Trip From Kotor - It’s Not About the Miles
[39] Day Trip From Kotor To Perast - The Chaos Diaries
[40] Perast and Kotor: Exploring Montenegro In One Day - Travel The Four Corners
[41] THE 10 BEST Restaurants in Perast - Tripadvisor
[42] Trattoria Rosmarino
[43] Restaurants - Heritage Grand Perast Hotel
[44] Montenegrin and Mediterranean Cuisine - Hotel Conte
[45] The Best Boutique Hotels in Perast - Myboutiquehotel.com
[46] THE 10 BEST Hotels in Perast - Tripadvisor
[47] List of ancient tribes in Illyria - Wikipedia
[48] History of Perast - KASADOO
[49] The Tranquil Beauty of Perast and Kotor Bay - BaldHiker
[50] 11 Days Family Travel In Kotor Bay - 8 Best Photo Spots - Belinda Shi Photography
[51] Breathtaking Views at Perast Viewpoint - Evendo
[52] 12 Breathtaking Instagram Spots in Kotor - Maps & Merlot





